Pin Pon Pin Pon Pin Pon ! Initiez-vous aux gestes de premier secours !

Pendant sa grossesse, Noémie a eu un déclic : pas question de donner la vie à un enfant sans être formée aux gestes de premier secours. « J’étais obnubilée par la peur d’une fausse route ou d’autres incidents. Je ressentais le besoin d’être prête en cas de problèmes », raconte-t-elle. Avocat au barreau de Paris, Noémie laisse alors tomber sa carrière juridique pour se consacrer au projet qui l’anime : fonder un site internet pour permettre aux parents d’apprendre les gestes élémentaires pour venir en aide à leurs enfants si besoin. C’est ainsi qu’est né Pipinpon.

Pour que cette sensibilisation reste un moment de plaisir, elle a opté pour des lieux agréables dans un esprit « cocon », tels le club des enfants parisiens (dans le XVIIème), Une mère Une fille à Paris (dans le XVème), Un air de famille (dans le Xème), Génération Kfé (dans le VIIIème)… Les animateurs sont des moniteurs de secourisme, des pompiers, des formateurs de l’éducation nationale ou des bénévoles d’associations.

Dimanche dernier, j’ai testé pour vous et confirme qu’on devrait tous passer par là, car comme le rappelle Noémie, « le plus grand danger, c’est de ne rien faire » ! Savez-vous comment réagir si votre enfant avale un objet ? comment le réanimer s’il tombe dans les pommes ? que faire s’il se brûle, se cogne ou avale un médicament ? et s’il se sectionne un doigt dans une porte ? Les réponses à ces interrogations peuvent s’avérer profondément utiles, même si, bien sûr, on espère tous ne jamais avoir à s’en servir !

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A l’aide de mannequins (d’enfants et de nourrissons), Sophie (notre formatrice ce jour là) nous a tous mis à l’épreuve. Faire un massage cardiaque, mettre des claques dans le dos de l’enfant pour le faire cracher un objet coincé, le mettre sur le côté pour lui éviter de s’étouffer en cas de malaise, poser un défibrillateur… nous avons tous endossé les habits d’apprentis secouristes. Coût de l’atelier : 90 euros par adulte. Un investissement qui vaut le coup au regard d’une vie humaine.

Dans l’enceinte de l’école, les risques sont assez circonscrits. Le port des écharpes est interdit et le matériel est pensé pour minimiser les risques. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est chez nous que les risques sont les plus grands. Les accidents domestiques sont en effet LA première cause de décès chez l’enfant.

Parce que les parents ne doivent pas être les seuls à maîtriser ces gestes qui sauvent, Pipinpon proposer aussi d’initier l’entourage (les grands parents, nounous, baby-sitters…) aux gestes de premiers secours qu’il faut réaliser dans l’attente des pompiers ou du SAMU. « Ces gestes, trop peu connus, sont pourtant simples et peuvent améliorer les chances de survie d’un enfant ou éviter de lourdes séquelles », observe Noémie. Or 40% des Français ne les maîtrisent pas ! Pour faire partie des 60 autres %, vous savez ce qu’il vous reste à faire….

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