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Qui sont ceux qui s’occupent de vos enfants à longueur de semaines ?

Vous êtes-vous déjà demandé comment sont recrutés les enseignants de vos enfants ? Et sur quels critères ?

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les directeurs d’établissements qui recrutent les instituteurs et les profs. Dans le public du moins ! C’est le rectorat qui décide des affectations.

Concrètement, tous les mois de mars, les enseignants peuvent formuler leurs souhaits et choisir, par ordre de préférence, les écoles, collèges et lycées où ils veulent enseigner. Plus ils ont de points, plus ils ont de chances d’obtenir gain de cause. Ces points sont attribués selon plusieurs critères : degré d’ancienneté, nombre d’enfants de moins de dix ans à charge….

Les enseignants de vos enfants n’ont pas tous le même statut. Il y a ceux qui ont un poste définitif et ceux qui font le choix de changer régulièrement d’établissement, car ils peuvent bénéficier d’indemnités supplémentaires (environ 150 euros par mois). Enfin, il y a ceux qui sont titulaires, mais qui ont un poste provisoire, en attendant une affectation définitive.

La très grande majorité sont passés par l’IUFM, dont le nouveau nom, depuis 2013, est l’ESPE (Écoles supérieures du professorat et de l’éducation). Les professeurs sont soit certifiés, soit agrégés, mais il arrive aussi de temps en temps que des remplaçants n’aient pas ce diplôme. En effet, les « contractuels », ces enseignants en CDD, sont recrutés à bac +3 et envoyés, du jour au lendemain, en salle de classe, avec les mêmes responsabilités que les titulaires. Un journaliste du Parisien a fait le test de poser une candidature en ligne. Après un contrôle de maths raté et quinze minutes d’entretien, il a obtenu un poste dans un collège public. Sans recevoir aucune formation. Plus l’établissement a mauvaise réputation, plus on trouve ce type de profils.

« C’est surtout pour les enseignants de mathématiques qu’il y a le plus de pénurie, si bien que le rectorat ratisse souvent un peu large pour cette matière », confirme Marie-Laure, professeur de français dans le secondaire. Mais il ne faut pas pour autant redouter que tous les enseignants ne soient pas aptes, car des personnes de très grande valeur déploient toute leur énergie à tenter de transmettre leur savoir aux jeunes, à les aider à grandir et à se préparer au mieux pour affronter leur avenir. « Au sortir des études, ils ont un statut de stagiaire. Ils ne sont certifiés dans leurs fonctions que dès lors que l’inspection a validé leur aptitude à enseigner », précise-t-elle. Et d’ajouter que

Dans le privé, c’est un peu différent, au sens où ce sont les directeurs d’établissement qui recrutent les enseignants. « La donne a toutefois évolué, car désormais, pour éviter les copinages et les suspicions de favortisme, c’est la direction diocésaine qui rassemble les dossiers. Les directeurs d’école peuvent toutefois s’opposer à une nomination », explique Brigitte, prof d’anglais dans une école catholique sous contrat.

Ils sont recrutés selon les mêmes modalités et les mêmes exigences que les enseignants de l’enseignement public. Les concours sont toutefois distincts (CAPES versus CAFEP). « Par la suite, les salaires sont les mêmes selon qu’on enseigne dans le public ou dans le privé, en revanche, les retraites sont plus avantageuses dans le premier cas, même si la donne évolue », précise Brigitte.

Parlons à présent de ceux qui s’occupent de vos enfants plusieurs heures par semaine : les animateurs des « centres aérés », également appelés « centres de loisirs », ou « garderie », ou tout simplement «accueils ». En théorie, ils sont censés avoir a minima le BAFA. En réalité, ce n’est pas toujours le cas. Certains promettent de le passer, mais ne passent jamais à l’acte.

Dans le public, ils ne sont pas non plus recrutés par les directeurs d’école, mais par la mairie. En effet, ils ne dépendent pas du tout de l’éducation nationale, mais de la municipalité, qui propose ce service d’encadrement pour soulager les parents qui travaillent. Et heureusement, parce qu’avec la réforme, le fait de récupérer un enfant à 15h35 quand on travaille résonne comme une mission impossible. La plupart du temps, ce personnel encadrant n’a que très peu de liens avec l’école, laquelle se contente de les héberger. Un manque de dialogue qui peut parfois poser des problèmes…

PS Pour plus d’infos sur le recrutement des enseignants : rendez-vous sur le portail emplois et stages des enseignants en France

 

 

 

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